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Publié le 16 Avr, 2018

Bénin : Saur Solidarités s’engage pour les enfants contraints de travailler

 
 

L’association Espoirs d’enfants a créé une structure d’accueil pour les enfants contraints de travailler sur le marché de Parakou, au cœur du Bénin. Saur Solidarités apporte son aide à ce projet.

 
 

Le fonds de dotation Saur Solidarités soutient l’association Espoirs d’enfants dans son travail d’aide et d’accompagnement des enfants loués, très nombreux sur les marchés du Bénin (voir encadré). Le projet concerné se situe à Parakou, l’une des principales villes du centre de ce pays qui fait partie des plus pauvres d’Afrique occidentale. Il porte sur la création et l’animation d’un lieu d’accueil – appelé « la baraque » – où ces enfants peuvent venir se reposer au cours de leur journée de travail. « L’immense majorité d’entre eux sont des filles qui, dès l’âge de cinq ans, sont louées à des marchandes, appelées aussi « tutrices », pour écouler leurs marchandises, explique Isabelle Legendre, présidente de l’association. 95 % d’entre elles ne sont pas scolarisées et ne bénéficient d’aucune éducation. Après une première expérience du genre réussie sur le marché de Cotonou, nous avons souhaité dupliquer cette baraque à Parakou. »
 

Développer et pérenniser les actions de la baraque

L’appui apporté par Saur Solidarités sert au fonctionnement global de la baraque de Parakou ouverte chaque jour du lundi au vendredi depuis octobre 2016. Il permet à Espoirs d’enfants de développer – et de pérenniser – tout un panel d’actions menées en faveur des filles fréquentant librement cette structure. Ainsi, depuis début 2018, un programme scolaire et périscolaire y est proposé. Il comprend des cours d’alphabétisation, de cuisine, de couture, etc., ainsi qu’une sensibilisation aux problèmes sanitaires où les bases de la prévention, de l’hygiène et de la sexualité sont abordées. Enfin, des contacts sont établis avec les tutrices afin de les sensibiliser aux droits des enfants. « L’enveloppe budgétaire attribuée par Saur Solidarités assure aussi largement la rémunération de l’équipe locale recrutée pour mener à bien ce travail, apprécie Isabelle Legendre. Celle-ci se compose d’un animateur, d’une institutrice et d’un psychologue. » Tous sont totalement impliqués dans leur mission et pas moins de 80 enfants fréquentent d’ores et déjà chaque jour la baraque de Parakou.
 

L’engagement d’un parrain pour Espoirs d’enfants

La volonté d’améliorer le quotidien des enfants, de les sociabiliser et de leur apporter le soutien nécessaire pour qu’ils subviennent eux-mêmes à leurs besoins sur le long terme cadre parfaitement avec les objectifs de Saur Solidarités. Elle a également convaincu Jean-François Gaudin, responsable zone Travaux aquatiques, Saur service Valbé, région Ouest, de parrainer Espoirs d’enfants auprès du fonds de dotation de Saur. « J’ai connu l’association il y a trois ans lors d’une manifestation à Rennes, rappelle-t-il. En visitant son stand, j’ai immédiatement été séduit par l’investissement de ses membres, leur dynamisme, leur fiabilité et le sérieux des actions entreprises. A l’évidence, l’argent donné sert réellement aux projets ciblés. » De là à monter un dossier auprès de Saur Solidarités pour concrétiser son engagement, il n’y avait qu’un pas. Un pas que Jean-François Gaudin a franchi à l’automne 2017 et dont profitent déjà les enfants contraints de travailler sur le marché de Parakou.
 
 

Les enfants « placés » du Bénin

Le placement d’enfants de familles pauvres chez des familles plus aisées leur assurant une bonne éducation est une pratique traditionnelle dans plusieurs pays d’Afrique occidentale. Mais peu à peu, cette coutume a été dévoyée et elle s’est transformée en réel trafic d’enfants, ces derniers étant contraints de travailler 10 à 12 h par jour, quasiment tous les jours de le semaine. Selon une étude de l’Unicef, il y aurait près d’un demi-million d’enfants – appelés « vidomégons » – âgés de 5 à 14 ans victimes de ce trafic au Bénin, 86 % d’entre eux étant des filles.

 
 

Espoirs d’enfants, en bref

La présence d’Espoirs d’enfants sur les marchés du Bénin a fait l’objet d’un reportage de l’émission « Sept à Huit » diffusée sur TF1. Mais les projets lancés ne se limitent pas à la seule création de baraques pour les vidomégons. L’association finance d’autres opérations de développement local au Bénin, à Madagascar et en Haïti. Celles-ci portent sur la sécurisation alimentaire (élevages bovins et avicoles, coopératives agricoles), l’insertion des jeunes par le sport, la scolarisation…
 
Plus d’info : http://espoirsdenfants.org

 

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